samedi 31 janvier 2015

Aux âmes citoyens

ne parlons pas du défaut, mais de ce qui fais défaut.
La chose, le truc vous savez mais oui le machin qui permets de se souvenir des événements importants.
Ha mais comment sa s'appelle déjà, Ha voilà la mémoire.
La mémoire des faits et des effets, qui permets d'éviter les méfaits.
Elle est propre à chacun mais elle est aussi collective et active si elle est vive
C'est même un devoir, la mémoire.
A défaut on vis dans l'instant, dans le présent.
En équilibre sur la poutre du temps.
Pauvre poisson rouge qui à déjà oublié qu'il à fait le tour.
Alors contre l'Amnésie parlementaire à vos cranes citoyens.
Rappelons à nos responsables politiques dans leur bocal que de la mémoire nous en avons.
Que 2005 c'était le CPE, la révolte des banlieues.
Que 2007 à 2015 ça été Fouquet's et austérité.
Et qu’aujourd’hui encore rien n'est fait.
qu'en dix ans un enfant apprends à lire à écrire, à compter, à aimer.
Eux ont  parler, proposer apostropher mais rien créer pas même appris à conjuguer .
Le changement c'est maintenant nous a t-on dis.
Leurs promesses ne sont que flatulences verbales.
Ils jurent  des serments   au présent qui est le temps du mensonge car déjà du passé quand il est prononcer.
Laissons leur conjugaison et embrassons la philosophie.
C'est au pays de la logique que se trouve le salut.
Pas celle de la BCE et des marchés financiers mais celle d'Aristote.
Que nos bataillons rejoignent ceux de d’Athènes et de Sparte.
Capitales éternelles de l'Europe.
Et du sang impur de l'usurpatrice Bruxelloise abreuvons nos sillons.

mardi 27 janvier 2015

Marche de dupe


Tu es mon fils et je suis ton père.
C'est moi qui t'ai fais, qui tes éduqué.
Ton prénom je te l'ai donné.
Et il précédera tous les noms que tu voudras porter.
Et tu seras toujours mon fils.
Celui qu'ils m'ont volé.
Ho ils t'ont adopté, mais mon fils c'est juste pour ta valeur ajouté.
Es tu sur que c'est toi qu'on adopte ou bien ta cote?
Jadis ils t'avaient pourtant refuser.
Mais aujourd'hui ils t'accorde la nationalité.
Il t'ont naturalisé, et au passage dénaturé.
Mes années à te former il se les ont accaparé par une formalité.
Et après m'avoir dépouillé, c'est une graine pourri qu'on à voulu me refiler.
Ils ont osé me demandé de salir m'a terre avec  un fruit périmé.
Il me manque le haine qu'ils ont dans leur nom pour être Malin.
Mais si je n'ai plus de fils à aimer il me reste ma dignité.
Alors j'ai refusé le cadavre étranger qu'il m'ont proposé.
Car si ont à le droit de volé un fils à son père au grand jamais on à le droit de  lui demandé de souiller sa terre.

Le prix du temps

Élever!
S'élever !
Cella suppose le mouvement dans l'espace et dans le temps.
C'est la physique qui l'affirme.
Et bien non les Nobel  B.Lemaire et E.Macron nous soutiennent le contraire.
Sinon pourquoi  exiger des  parents qu'ils éduquent leurs enfants quand on veux dans le même temps de supprimer par le travail dominicale le temps de les élever.
Il semblerait donc que le relation de cause à effet entre temps consacré aux enfants et réussite éducative ne soi qu'un mensonge séculaire.
Si l'enjeu n'était pas si important les propositions poujadiste de ces sinistres individu mériteraient que le mépris.
Même individu qui rivaliseront indignation pour dénoncer le déclin des valeurs et la multiplications des incivilités dans la société au grès des faits divers sordides qui sont devenus l'alpha et l’oméga de l'information d’aujourd’hui.
Mais il est vrai que mesdames Macron et Lemaire ont peux de chances de s’épanouir elles le dimanche matin à la caisse du super U de leurs villes.
Non, elles, auront le loisir de faire assimiler à leurs progénitures les codes de cette société afin de posséder les clefs de la réussite pour demain.
Dans le même temps ma voisine divorcé avec deux enfants sur la base d'un volontariat contraint devra confier cette mission à la grande sœur, à la console de jeux ou à la voisine pour leurs servir leur agapes au Starbuck Caffe entre deux expositions.
Maudit soit ils !
Comment peuvent ils ensuite défendre sous couvert d'humanisme le droits à l'expression.
Comment peuvent ils pousser l'hypocrisie jusqu'à dire que cela se fera sur la base du volontariat.
Car personne ne doute qu'un patron posant la question « acceptez vous l'idée de travailler le dimanche » ne soit ensuite enclin à embaucher la personne corvéable à souhait au détriment du parents responsable.
Cette état d'esprit est insupportable à quiconque croit encore à l'humain.
Productivité, rentabilité, investissement, c'est la nouvelle trinité.
Messieurs à défaut d'être humain soyez malin.
Car ses vos enfants qui devront partagé demain une société avec les Frankenstein que vos funestes décisions s’apprête à produire.
Mais comme l'a dit Jésus Sws on ne peux pas servir deux maître.
A vous de choisir « vos enfants ou l'argent. »
Cela n'est pas une menace, n'y même un ultimatum mais la conséquence logique de vos propositions ou vos cher tête blondes élevé au grain dans le quartier latin devront affronter demain des gavroches saouler aux raisins de la colère.
Graines de violence qui auront poussé sous les  orages de l'austérité et dévoreront demain vos précieux champs de blé.

mardi 20 janvier 2015

Dr Jekyll et mister Hyde


Lahsana & Hamedi, Hamedi& Lahsana

Sont ils les deux faces d'une même médaille ?
L'un est un tueur l'autre un sauveur.
L'un est arrivé en France dans la clandestinité à 16 ans quand l'autre y est né.
L'un est employé dans une supérette quand l'autre voyage d'une maison d’arrêt à l'autre.
L'un est musulman pratiquant depuis sa naissance, l'autre découvre la religion dans le milieu carcéral.
Cette gémellité des opposés nous amène à nous interroger sur le point de fracture.
Qu'est ce qui fait qu'un enfant de France ayant eu accès à la gratuité des soins et de l'éducation, Jouissant des libertés et des droits du citoyen en vienne
à détester sa patrie au point de commettre l'irréparable.
Quand dans le même temps un enfant du tiers monde ayant du lutter pour obtenir le droit de vivre sauve au péril de sa vie plusieurs personnes.
Tout ceci est troublant, au point d'en être dérangeant, gênant même.
Car comment admettre sans une certaine gêne que le tiers monde ait fait mieux en matière d'éducation que la cinquième puissance du monde ; précurseur des droits de l'homme et porte étendard des valeurs de liberté d'égalité et de fraternité.
C'est par l'analyse des parcours certes, mais surtout par celle des modèles de société où ces mêmes individus ont grandi que l'on doit chercher des réponses.
Cette vieille société patriarcale tiers-mondiste, avec son attachement au religieux a permis à Lahsana de devenir ce qui il est aujourd'hui.
Quand dans le même temps  Hamedi accédait  à une sous culture prolétarienne mêlant
RAP de mauvais goût et Loft Story et pour une funeste destinée celle que l'on ne connait que trop bien.
Le verdict de la balance est sans appel.
Quand Lahsana hérite d'une culture ancestrale, il devient le dépositaire d'une manne qu'il ne peut déshonorer ni refuser.
Il s'inscrit dans la continuité d'une tradition qui trouve sa légitimité dans les fondations du monde. Il a trouvé sa lumière.
Il sait qui il est, et où il va.
Hamedi lui s'est perdu. Comme un égaré dans la nuit il a pris pour de la lumière ce qui n'était que l'éclairage blafard des néons de la ville.
Cette cité où ignorant qui il était, il s'est par la force des éléments bâti une identité.
Il s'est revêtu de haillons identitaires.
Il a troqué les rites initiatiques qui font d'un petit garçon un homme, pour l'éducation cathodique.
Il aurait pu lui aussi en tant que musulman remplir le devoir que Dieu impose dans le Coran par le verset suivant : sourate 5, verset 32,


Alors, pour les Fils d’Israël nous avons écrit ceci:


« Voici, qui tue quelqu’un


qui n’a tué personne ni semé de violence sur terre


est comme s’il avait tué tous les hommes.


Et qui en sauve un


est comme s’il avait sauvé tous les hommes. »


Sadak Allah oul Hadim



Je mange donc je suis ou Nabilla au menu des Anthropophages,


Mangez car ceci est mon corps.
L’allégorie de la cène, dernier repas du christ, c'est l'appel au cerveau reptilien.
L'ersatz cannibale des gloutonneries primitives.
En mangeant l'autre, on hérite des facultés du menu...
Même le concept de vampire est bâti autour de ce mythe.
Je vénère l'autre pour ce que je n'ai pas, et sa consommation m’élève à son rang.
L'idole doit être mangée.
Mais avant elle doit être fabriquée.
Isis, Héra, Athéna étaient les représentations fantasmées du féminin pour l'antiquité.
Représentations élevées au rang de déesses, d'idéal.
C'est donc tout naturellement que notre société a créé les siennes.
Des représentations de la féminité, qu'on façonne, qu'on modélise et qu'on corrige au besoin, pour être adorées, pour être idolâtrées. Dans ce panthéon, c'est de l’une de ces idoles dont je veux vous parler.
Elle particulière, fascinante et tragique.
Elle est là pour faire fantasmer et pour être détestée.
Elle répond au nom de Nabilla.
C'est une représentation honnête de notre société.
Elle provoque le débat et ne laisse personne indifférent.
Jeune, jolie, les grands prêtres des sociétés de production l'ont choisie.
Les processions médiatiques servent à la rendre identifiable et enviable.
Enviable pour l'homme et ses désirs de concupiscence, enviable pour la femme car créatrice de frustrations.
La fascinations qu'elle exerce fait place  à l'inaccessible, et elle est alors honnie
La morale, impose des motifs à la détestation.
Le procès doit avoir lieu, et il s'ouvre sous la présidence de la morale actuelle.
Les témoins sont appelés à la barre.
Voici les Charges :
Son imbécillité.
Objection votre honneur, si l'accusée est une imbécile que dire alors des médias qui lui consacrent des émissions entières.
Objection rejetée.
Sa superficialité.
Objection votre honneur, elle est accusée de donner un avis stupide sur les choses. Madame Romano n’a–t-elle pas été ministre ?
Objection refusée et je vous inflige une amende pour outrage à la cour.
Désolé votre honneur.
Son influence sur la jeunesse.
Objection à nouveau votre honneur, ce sont les parents qui sont responsables de l'éducation de leurs enfants. Nabilla existe part elle même et pour elle même elle n'a jamais demandé à être prise pour modèle.
Objection refusée.
Nous voici au plaidoyer final.
Le procureur, maintient les accusations contre la prévenue.
Elle est à ses yeux coupable et point besoin n'est, d'en faire la démonstration.
Les faits parlent d'eux mêmes, nos filles sont corrompues par son exemple, nos femmes la haïssent. Les désirs des maris et fils pervertis par son physique.
L'avocat de la défense n'a qu'une phrase à adresser a la cour

Est ce cette pauvre enfant qui à vos yeux est coupable ? Ou n'est ce pas  plutôt votre regard sur elle qui l'est ?

vendredi 16 janvier 2015

Le gardien du Cimetière


C'est une enfant.
Oui, mais pas de place.
Mais elle petite.
Pas de place on vous dit
Pas assez de place vous dites ? alors qu'elle est si petite ?
Ce n'est pas elle qui prend d'la place, mais ses semblables arrivés à maturité qui risquent de nous irriter.
Les riverains vont être dérangés, sollicités.
Et le maire lui veut être prolongé.
Ici ou ailleurs, qu'est ce que ça peut faire, vous n'avez pas de terre.
Nous sommes fatigués, endeuillés et son repos nous permettrait aussi de nous reposer ?
Mais vous ne payez pas d’impôts !
Et ça c'est pas de pot car les  « enterrables » ici c'est d'abord les contribuables.
Ceux qui participent, à vous rendre illicites.
Ceux qui en échange d'une partie de la terre demandent à Monsieur le Maire d'assainir l'air.
Vous demandez à intégrer notre communauté ?
Mais vous n'êtes même pas équipés.
Ici on ne donne pas un avenir, on le vend, on le monnaye.
Et ce n'est pas demain la veille que vous et vos pareils pourrez y parvenir.
Ici on est éduqué, on ne mendie pas, on reçoit.
Ensuite on rend une partie, gage de notre sympathie, de notre empathie pour le système.
Elle est rom et donc en dehors du dogme.
Et même si des hommes en font des tonnes pour cette petite fille, sachez que même dans la mort certains continueront toujours d'avoir tort.
Car ici au cimetière les mises en bière c'est pour nos semblables et si ça vous parait lamentable alors devenez contribuables.

Réalité Déformée réalité affirmée


Google a été précurseur dans le domaine des lunettes à réalité augmentée.
Lunettes qui ont vocation à mettre en évidence, la face cachée de ce qui nous entoure.
L'avancée est prodigieuse, elle force l'admiration.
On se plaît alors à rêver de lunettes à réalité affirmée.
Car sinon par la presbytie, comment alors expliquer l'incohérence de la lecture des événements récents.
Comment expliquer, notre total aveuglement quand il s'agit de la raison.
Car raison garder nous devrions avoir devant les enjeux à venir.
Il en est tout autrement.
Loin de chercher les chemins salutaires de la société de demain.
Nous fonçons en masse sur les sentiers de la perdition.
Les coursiers du néant nous précipitent vers l'affrontement.
S'agit il ici de défendre de manière aveugle le droit à l'expression.
Parfait.
Mais un droit ne vaut que par la nécessité de s'en servir.
Car comme les lames de la faux s’émoussent à l'ouvrage, celle du droit à la caricature ne devraient elles pas s'exercer sur l'arbitraire ?
N'y a t il pas assez de maux à dénoncer que de s'en prendre au sacré.
Pourquoi miser à une table sans enjeux ?
Qu'apportera une caricature de plus ?
L'indifférence des puissants face au sort des plus miséreux, n’est ce pas un sujet de moquerie plus exaltant pour le pamphlétaire ?
Les croyants en France sont ils les tenants des inégalités qui minent notre société ?
Est ce au nom de la foi qu'une femme succombe toutes les 3 heures sous les coups de son conjoint ?
Est ce au nom de la foi que perdre de travail se traduit parfois par la déchéance de l'individu ?
Est ce au nom de la foi que des enfants en age de rêver, cauchemardent dans les usines du tiers monde.
Dans un célèbre film, le diable se targuait d'avoir réussi son plus grand tour : celui de faire croire à tous qu'il n'existait pas.
Les vrais coupables sont légions.
Celles des enfers  se nomment capitalisme sauvage, individualisme, cupidité.
Seul l'anonymat leur assure la pérennité.
Ils excellent dans la prestidigitation et font endosser le poids de leur forfaiture aux lampistes.
C'est tout l'art du magicien,  détourner le regard du spectateur du centre même de la supercherie.
Alors sous le regard ébahi du public : abracadabra voici le résultat.
Les cortèges d'abusés se rendent en masse dans les kiosques pour répondre à l'injonction des sirènes.
Mais attention le joueur de flûte devra  être payé, et son salaire est non négociable.
Aussi prenez garde au pacte de Faust car le prix sera celui de votre âme.

Haut delà et eau delà


C'est le fleuve.
Un fleuve qui prend sa source à la lumière du divin.
Nous buvons à l'un des confluents de ce fleuve.
Mais toutes les rivières sont différentes.
Certaines on fait leur lit au fil des générations, elles ont charrié avec elles les pierres que sont nos questions.
D'autres par les caprices de la nature se sont coupées de la source et sont devenues marécages.
Une eau qui stagne est une eau impure.
L'indigent assoiffé qui n'a pas d'autre choix ne peut au fil du temps que se souiller à la consommer.
Son avenir est alors incertain, il peut en souffrir ou pire s'y habituer.
Seul le retour au fleuve est purificateur.
Sa force et sa vigueur balayent tout.
Aussi n'est il pas temps de revenir aux sources mêmes du fleuve.
Comme les rivières qui trouvent leur unité dans le fleuve.
Trouvons la nôtre dans la source, dans l'unique.
Ce fleuve qui se jette dans l'océan de l’éternité.
Seul notre concorde dans le message sera salutaire.
Par la pureté de la foi, réalisons le miracle de l'unité.
Aussi à toi et à l'autre que tu es et que je suis.
Je veux dire les premiers mots de l'humanité.

A salam haleykoum.

Auteur : Mourad el Oujdi

Pandora


Cher lecteurs, je vis actuellement des moments d'intenses conflits internes que me suggère l'actualité.
Traversé par des sentiments contradictoires, j'ai voulu sonder les abysses de mon inconscient.
C’est alors que m'est revenu le mythe du Hollandais Volant.
Il s'agit de ce capitaine de navire condamné à écumer les mers pour expier un crime odieux ; celui de son épouse soupçonnée à tort d'infidélité et payant de sa vie cette terrible méprise.
Notre Hollandais doit s'attacher pour la rédemption de son âme, l'amour d'une femme qui sacrifiera sa vie pour son salut.
Vous avouerez que ce récit ne manque ni de romantisme ni d'émotion.
L’émotion, sentiment qui pousse la sublime Pandora à se sacrifier pour ce qui n'est en définitive qu'un mari jaloux et violent.
Les similitudes entre cette histoire et la remontée vertigineuse de notre Hollandais de président dans le cœur des français sont troublantes.
En effet, car sans l'émotion, sentiment totalement dénué d'intellect comment expliquer que Marianne soit à nouveau tombée dans les bras du Hollandais.
Trahie, bafouée, humiliée, cette Ava Gardner édentée vole au secours de son capitaine.
Les charges sont pourtant accablantes, Chômage en hausse, baisse du pouvoir d'achat et déclin du modèle républicain...
Le prévenu été condamné à marcher dans le sillon d'un amour déçu pour le reste de son quinquennat.
A moins, à moins qu'une autre Marianne ne décide au vu des charges qui pèsent sur lui de s'offrir lui comme agneau sacrificiel.
Rien à priori n'aurait pu faire que ce conditionnel improbable ne devienne réalité.
C'était sans compter les sinistres frères Kouachi et le non moins sinistre sieur Coulibaly.
Coupables de leur vivant de crimes atroces, et coupables d'outre tombe pour avoir provoqué la schizophrénie générale.
Sans eux, notre hollandais aurait eu bien du mal à reconquérir sa belle.
Les yeux de Chimène portés sur notre président ne sont en réalité que l'expression d'une hystérie collective où le peuple se cherche un chef.
Si mauvais soit il, celui qui se dresse devant le danger devient incontesté.
Le discernement et l'analyse font place à un besoin compulsif d’adhésion.
Aussi belle Marianne, prend garde.
Car si le Hollandais peut prendre l'apparence séductrice d'un James Mason ténébreux, son baiser sera pour toi le dernier.

samedi 10 janvier 2015

J'abuse


Le drame qui a frappé notre nation au cœur a eu cela de bon qu’il a ressoudé l'unité nationale et dénoncé un acte abject en nous réunissant tous autour de notre bannière tricolore.

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, injonction m’a été faite hier par certains médias, intellectuels et amis de dissiper tout doute :
les musulmans doivent venir nombreux à la manif pour montrer aux français qu'ils dénoncent et se désolidarisent de cet acte de barbarie....
Les musulmans sont donc invités non pas au titre de citoyens, mais en qualité de coreligionnaires des assassins, à venir dénoncer ce qui serait leur ultime accointances avec les coupables.
Car Qui ne dit mots consent.
Ma présence dimanche ne serait pas l'expression de ma citoyenneté mais un bain purificateur destiné à me laver de mes derniers travers de sauvage enturbanné.
Je suis donc assigné à manifester ...
Mais pour se désolidariser, il faut avoir été solidaire....
Et alors dénoncer ne se résumerait qu'à demander pardon pour une faute que l'on reconnaît.
Je veux défiler, dénoncer mais pas me désolidariser car je n'ai tout simplement pas à le faire.
Me demande-t-on de  m'amputer d'une tumeur qui m'est étrangère ?
Mais plus grave encore j’assiste à la mise en cause de ma francité.
Les français attendent des musulmans... ces cinq mots me nient en tant que français.
Ils m'acculent au précipice de mon identité.
Français ??? juifs, musulmans, chrétiens, athées et tout ce qui nous caractérise en tant qu’individus se trouvait me semblait il réuni dans un ensemble que l'on nomme la France.
Mais comme Omo qui lave plus blanc que blanc, il y a plus français que français.
Les musulmans sont soumis à la question par les petits Torquemada de l'identité.
Si j'avais à un moment et Dieu m'en garde été solidaire des démons qui ont commis cette folie, toutes les dénonciations du monde ne suffiraient à pas à racheter ma faute.
Mais, chers amis je vous propose à présent un petit voyage dans l'inconscient.
Si vous accordez à votre serviteur le bénéfice de la bonne foi, vous me reconnaissez alors comme étranger à ces événements.
Bien, pourquoi alors attend on de la communauté musulmane un engagement fort??
L'inconscient collectif a besoin de réponse.
Si de la population se dégage un groupe portant sur ses épaules une responsabilité même minime, alors les autres peuvent se sentir plus légers et même rassurés.
Assuré d'être innocent ;  car coupable il doit y avoir.
Mon manque total de d’investissement dans la vie de la cité et mon incapacité à demander des comptes aux responsables politiques ne viennent  plus hanter  ma conscience.

J'ai tué les fantômes de mon âme.
J'ai trouvé mon golem, c'est l'autre.
C'est l’ autre coupable, coupable de croire.
Coupable de son nom, de son origine, de sa religion.
Ce salaud toléré qui cette fois a  bien intérêt à nous montrer qu'il est de notre côte.
Cette mécanique perverse force l'admiration.
Montesquieu dans l'esprit des lois dans son passage de l’esclavage des nègres dénonçait il y a déjà 300 ans cette manœuvre obscène.
Le roi est mort, vive le roi.
Si Charlie hebdo avait vendu autant de journaux que de personnes faussement apitoyées sur le sort de la liberté d'expression, je gage que cet hebdo aurait été le premier de France.

Il est curieux comme à tous  les enterrement, de voir à quel point les qualités du défunt font alors surface, quand de son vivant il ne bénéficiait au mieux que d'une coupable indifférence
Alors très chers Charb ,Cabu, Wolin et Tignous, vous les garnements irrévérencieux, priez pour nous de là ou vous êtes.
Car temps vont être durs.
En effet les émotifs amnésiques sont dans la place.
Les mêmes qui n'ont pas jugé bon de se dresser devant celui qui signe son nom d'un Z qui veut dire zéro.
Ce monsieur qui trouve que déporter cinq millions d’être humains est un projet envisageable.
Des émotifs à l’émotion sélective.
Pétrifiés devant votre assassinat mais impassibles devant celui qui envisageait celui de 6 millions d’âmes.
Mais c'est vrai, j’oubliai : ils sont musulmans, donc coupables jusqu'à preuve du contraire.
Si nous n'avions pas eu à pleurer 6 millions de nos frères exterminés dans les camps de la mort,  ce projet zemmourien nous ferait se taper sur le ventre.
Mais Auschwitz et Birkenau sont encore là pour attester du cauchemar et rendre la vue a la cécité mémorielle.

Que dieu fasse miséricorde a la mémoire étriquée.

vendredi 9 janvier 2015

Faire Part


C’est en ce Vendredi 9 janvier de l'an de crasse 2015 que je suis née.
Qui est ce rejeton, vous demandez vous ?
Le Commandeur : celui de Don Giovanni, s’il vous plaît !

20 décembre : je suis en vacances, prêt à écumer les magasins et heureux de pourrir mes enfants de jouets inutiles dont ils ont terriblement besoin.
C’est alors que me voilà incommodé  par l'inadmissible et l’indicible : ce mal pervers qui ronge notre société et que l’on nomme « les pauvres ».

Ces gens sans la moindre classe occupent sans droit nos bancs, nous obligeant à répondre défavorablement à leurs sempiternelles sollicitations.
 Ces salauds de pauvres qui n'ont même pas la décence de mourir dignement après les fêtes.
Tout de même nous faire culpabiliser le 24 au soir, alors que la table déborde de victuailles bon marché, c'en est trop !
Qu'ai je fait pour subir le spectacle navrant de cet homme de 45 ans, SDF de sont état et mort de froid dans la nuit.
Je n'y suis pour rien.
Pas ma faute....
CA n'est pas moi qui lui ai dit de perdre son boulot, sa femme, et de finir dans l'alcool tout de même !
Moi qui fête noël innocemment avec mes proches, et qui attend impatient le regard libidineux d’Arthur sur la chute de rein de la nouvelle miss France.

Moi qui ai du affronter les champs de bataille commerciaux.
Moi qui ai bravé le froid pour amener à mon épouse cette dinde génétiquement modifiée ;  j'ai bien droit au repos du guerrier !
J'ai le droit de me bâfrer sans restrictions, sans avoir à subir le regard accusateur de ce SDF, héros d'un reportage ; sur ce bougre qui quoiqu’il en soit sera mort demain, ou de froid ou des mains de ses compagnons d'infortune, trop heureux de s’accaparer son cru de villageoise.
J'invoque mon droit à la beaufferie et à l’égoïsme.
Je paie des impôts que diable, et entends qu’on me rende justice !


A toutes les âmes bien pensantes que scandaliseraient ces lignes, j'invoque mon droit à la charlivoiserie, à la caricature, et à la postérité.
Caressant le doux espoir de marcher sur les traces de Charb et consort, je compte bien emprunter les chemins de la gloire, porté par les ailes de la médisance et du blasphème.

Mais pris d’un remords lucide aussi bien que fugace, ma conscience me trahit.
N’es tu pas aussi ce SDF ?
Coupable de rien mais victime de l’égoïsme général d'une société malade.
Responsable patenté du sort d'hommes et de femmes voués à une mort certaine.
Voyons voir...
J’écoute ....
Personne, personne pour porter le deuil de ces 6 êtres humains morts dans un froid mordant ignorés de tous.

Si ces dernières lignes vous interpellent, alors sachez que ce sont les premières qui nous tendent le miroir de notre comportement ces derniers jours.