vendredi 27 février 2015

Autour de maman

Je ferme les yeux et alors me reviens,
Le souvenir heureux des ces soirées avec les miens.

Celui des  anciens qui à la fin du repas
Nous comptaient ceux passés de vie à trépas.

Ils nous racontaient comme à des enfants sages,
Le récit glorieux de nos illustres aïeux

De ce temps jadis où mon oncle et mon père,
étaient résistant ou héros de guerre.

Je contemplais alors le visage de ma mère,
Et devinais à son silence qu'elle était fière.

De cette tablée écoutant enchantée,
L’histoire de son tendre passé.

mercredi 25 février 2015

Le portrait de Dorian Gray

Une image lisse et parfois flamboyante, une image rassurant même les ennemies d'autrefois.
Et pourtant dans l'ombre à l'abri des regards, au détour d'un couloir obscure ; une pièce.
Une lourde porte barre l'entrée de la chambre, lui seul peut y pénétrer.
C'est là que se cache le portrait de Dorian Gray.
Le reflet authentique, de sa véritable identité.
Ce bon vieux Oscar Wilde, n'aurait pas renié les dépêches dans l'actualité de ce jour.
Forte d'une "irréprochabilité" offerte par les déclarations de Monsieur Cuckierman, dame Marine offre au peuple et aux médias le visage de plus en plus rassurant d'une Cassandre nécessaire à la république.
Elle tranche avec l'image du père et réussit à fondre des alliances aussi contre nature qu'improbables.
Et c'est sans doutes pour ces raisons a l'instar de Dorian cachant son horrible toile, que Marine tente par tout les moyens de se dissocier des déclarations nauséabondes de certain de ses partisans sans jamais vraiment les désavoués.
C'est en effet le propre de l'artefact "Doriannien", il doit être suffisamment caché mais toujours à proximité pour que la magie puisse opérer.
C'est donc sans surprises aux tweet génocidaire  de madame  Clamer que madame Le Pen répondent par un euphémisme de circonstance.
Cette candidate FN-RBM de l'Ariège avait suggéré in extenso «l'islam et les Mahométans sont la nouvelle peste bubonique du XXIe siècle, à combattre à éliminer sans hésitation par tous les moyens possibles».
A quoi madame Le Pen a répondu toujours in extenso "On lui a fait comprendre qu’elle était allée trop loin, elle l’a reconnu"
En effet l'extermination de plusieurs millions de citoyens est un projet peut être un peu trop expéditif à son gout.
Nous la remercions donc pour sa prise de position courageuse à l'égard d'une partie de ses compatriotes.
Aussi je voudrais madame Le Pen ne vous conseillez que trop vivement la lecture de ce magnifique roman qu'est le portrait de Dorian Gray.
Car si vous êtes actuellement poussé par des vents favorables vers le pouvoir, il faudra le moment venu vous mettre en face de ce portrait que vous tentez de dissimuler.
Et c'est à la fin du Roman tout comme Dorian que vous pourrez découvrir le prix qu'il faut payer ; lui pour l'immortalité et vous pour le succès !


lundi 23 février 2015

les maux des mots

Comment définir un propos où l'acteur est qualifié par un nom étranger à l'action ?
J'ai revu toutes les figures de style connues, et à ma connaissance ça n'existe pas.
J'annonce donc la création d'une nouvelle figure dont la paternité est à attribuée à monsieur Cuckierman.
En effet, le président du CRIF a affirmé ce jour « qu' aujourd'hui toutes les violences,
 sont commises par de jeunes musulmans".
Il me semble pourtant que le dernier cimetière profané était bien l'œuvre
de "jeunes de bonnes familles strasbourgeoises"  ut dictum est les médias.
Mais laissons ces contingences d'apothicaires et revenons un instant sur le reste de cette phrase.
"...commises par de jeunes musulmans" le commettant,  est dans toute autre circonstance,
 défini par son acte ou par ses motivations.
Dans ce cas précis non. Les violences trouvent leurs "justifications" non dans la crapulerie ou la déviance de l'individu mais dans une dimension étrangère à l'action.
C'est donc l’islamité de ces jeunes qui est mise en avant, là où il s’agissait simplement de souligner leur délinquance.
Le haut le cœur  qui doit saisir toute personne à l’énoncé de cette phrase, n'a pourtant gêné en rien les responsables politiques du pays. Le "hasard" du calendrier a voulu que cette phrase, soit dite le jour même du dîner annuel que préside monsieur Cuckierman, et cependant personne ne manquait à l'appel.
Les convives ont rivalisé d'affabilité devant un hôte qui a pourtant par cette phrase, insulté plusieurs millions de leurs concitoyens quelques heures auparavant.
Faut il en déduire que les musulmans dans ce pays sont méprisables à souhait ?
c'est ce que semble penser le CFCM qui, pourtant connu pour autre chose que ses prises de position courageuse, a décliné l'invitation.
Il ne restait guère que l’infatigable monsieur Chalghoumi pour assister à un dîner débarrassé des musulmans,
 et qui préfigure peut être la France voulue par nos élites.
Triste hasard oui, car ce calendrier moqueur a aussi voulu qu'hier ce soit l'anniversaire de la mort de Malcom X.

vendredi 20 février 2015

Le conjugal c'est extra

Mais nous sommes libre.
Je suis libre.
C'est la liberté de chacun.
Tout n'est plus que liberté.
Bientôt ça donnera à boire et à manger la liberté.
Est ce de faire ce que l'ont veux ? ou bien n'être contraint à rien ?
Cornélien non ?
Gleeden, site de rencontre adultérin fait actuellement la promotion de ses services sur les panneaux publicitaires de nos villes.
Un groupe de personne c'est alors interrogé sur la légalité de cette publicité.
En effet la loi dit clairement que "Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance".
En incitant de manière caractérisée les gens à s'inscrire sur ce site, gleeden contrevient sciemment à la loi.
Mais je failli tomber de ma chaise lorsque persuadé que les journalistes présentant les faits aller demander à cette sinistre société de s'expliquer sur cette infraction, j'assistai à l'inverse.
C'est avec la plus abject des mauvaises foi que se retourna l'accusation contre les plaignants.
Ils furent présentés non pas comme des citoyens soucieux de la loi, ceux qu'ils sont dans les faits mais comme des catholiques proches de la manif pour tous.
Autrement dit comme des intégristes disqualifiés de facto quand il s'agit de la liberté.
Si l'adultère n'a pas attendu internet pour exister, c'est bien la promotion de cette activité à des fins purement financière que ces gens voulurent indexer.
Il ne s'agissait pas ici de mettre en place une police des mœurs, mais bien d'éviter la promotion de la tromperie et du mensonge.
Il leur fût rétorqué que c'est la liberté de chacun.
Autrement dit la liberté de tromper à primauté sur la liberté de croire au serment civil fait devant monsieur le maire.
Grosso modo la loi républicaine, peut aller se faire voir quand il s'agit de la liberté .
Enfin tout dépend des domaines.
Car j’écoute et je n'entend pas la voix chevrotante des intermittents de la philosophie pour dénoncer cette foulure au pied levé de la loi n'y le croassement républicain de nos ministres si prompt à mettre un enfant en garde à vue pour une bêtise dont il n'a même pas l'idée mais silencieux quand le non respect de la loi est assumé et même pire revendiqué.
Mais c'est vrai c'est au nom de la liberté.
Cette belle idée du temps des lumières est devenue le 49.3 de la pensée.
Face à elle il ne reste qu'à capituler.
Vous aurez bientôt à admirer sur écran de tv des publicités de vagins synthétique et de godemiché sous prétexte que c'est la liberté de chacun de pouvoir se les taper.
Il ne reste qu'à m'excuser au nom de tous ces couples ringards ou la fidélité reste une belle idée.
Et bien que fauter est une menace qui peut toujours nous guetter.
Soyez persuadé que si ça m'arrive je n'irai pas m'en vanter et cela même si c'est ma liberté.




Lis !


Allons mes frères sortons,
déclarons au monde que nous sommes.
que notre existence et notre identité font de nous des hommes,

Nous partirons à l'aube,
Avec notre maigre équipage,
Nous dirons adieu à ce triste rivage,

Nous accosterons demain sur une terre vierge,
Nous écrirons sur chaque caillou même le plus vil,
Pour qu'avec le savoir nous battissions notre ville,

Venez, vous mes frères de sang et de rang différents,
célébrons le verbe pour les jours à venir,
Où l'encre des élèves consolera le sang des martyrs

Lisez ! Au nom de celui qui vous a créés
Et qu'a tout jamais son nom soi béni et sanctifié.



jeudi 19 février 2015

Demo Crasse hihihi

La loi est censée être démocratiquement votée, et fort d'une majorité croyant à son action le gouvernement la soumet à la représentation du peuple dans l'hémicycle.
Mais, et oui il y à toujours un mais.
Comme  c'est une loi, d'un gouvernement de gauche jugé trop à droite par la gauche de la gauche, et qui serait votée par une partie de la droite car suffisamment à droite si proposée par des gens de gauche alors ça pose problème.
Vous n'y comprenez rien ? moi non plus.
Donc, craignant que le souffle démocratique ne pousse le radeau de la méduse dans la mauvaise direction, le premier ministre à démarré le moteur de l'arbitraire.
Il passe en force et cocufie par la même occasion les parlementaires récalcitrants.
Le procédé n'est pas noble, mais c'est pour notre bien à tous.
Avalez même si ce n'est pas bon ça va vous faire du bien.
Par ces temps troubles, les chiromanciens du gouvernement nous sauvent de nous mêmes et de nos élus.
Le deus ex machina de la politique.
C’est ce qu'on peut appeler une démocratie conditionnelle.
Mais une démocratie quand même ne chippotez pas.
C'est juste que si vous n'êtes pas d'accord avec les décisions, ils les prendront quand même pour votre bien.
Vous verrez vous direz merci plus tard.
Vox populi vox dei, c'est dépassé.
En attendant cher citoyen  vous pouvez toujours vous faire les dents sur les noyaux des cerises de monsieur Clément.

samedi 14 février 2015

L'esprit de Caïn


Suis je le gardien de mon frère ?
C'est par ces mots que Caïn se damne.
Il trahit son lien à l'autre, et brise l'unité Adamique.
Son frère est mort de sa main, et c'est sa volonté d'être sans Abel qui confesse son crime.
Je ne suis pas le gardien de mon frère.
Héritage des temps primordiaux, cette phrase à enfanté le sur homme et le self made man.
Conception blasphématoire de l'existence où l'homme n'a besoin de personne pour être.
"Je suis", singularité verbale du tout puissant, a glissé vers la créature.
La grammaire est complice d'une forfaiture sémantique.
L'homme ne doit s'exprimer que par "nous sommes".
Et le "Vous" réservé à la majesté Divine.
Seul le tout indépendant peut être sans relation avec l'autre.
Ne plus être par rapport à l'autre nie l'Adam originel.
Une représentation exclusive du moi.
Là où une vision inclusive de l'être établit la relation d'interdépendance de soi aux autres.
Vingt pour-cent de la population  posséderait aujourd'hui quatre vingt pour-cent de la richesse totale.
Cette aberration économique et sociologique, n'est qu'un lent processus de négation des autres, et par extension de l'unité originelle.
On comprend dès lors pourquoi il est plus facile pour le chameau de passer par le chas d'une aiguille, que pour un homme riche de rentrer au royaume des cieux.
C'est d'avoir été vis à vis des autres qui conditionne la rétribution finale et éternelle.
Il est dit "oh mes créatures, nous vous avons créés d'une seule et même âme, de cette âme nous avons tiré sa paire, et de cette paire nous avons tiré une multitude d'hommes et de femmes".
Dans les saintes écritures le tout puissant s'adresse à la création par le biais du vous et jamais du tu.
La récompense du vertueux prend un sens pluriel et il est dit que "les gens du paradis seront dans les jardins sous desquels coulent des rivières"
Aucune promesse n'est fait à l'homme, mais toute le sont à l'ensemble.
Aussi ne faut il pas combattre l'idée que l'enfer c'est les autres pour affirmer que le paradis c'est nous

mardi 10 février 2015

De l'autre côté du miroir

L'idée de misère et de faim nous est insupportable et c'est très bien ainsi.
devant ce fléau, deux leviers d'action sont possibles.
Le premier c'est le développement de l'aide humanitaire.
C'est permettre via la générosité de certains de porté assistance aux plus démunis.
Nul doute que les meilleurs intentions accompagne les actions humanitaire de tout type, mais elles soulèvent aussi plusieurs question.
En effet, l'action reste dépendante du donateur.
Elle est le résultat de processus non gérables et non contrôlables car faisant appelle à la subjectivité.
Elle place aussi le dispensateur dans une position délicate, pouvant donner le sentiments qu'on donne car la misère même si elle doit être combattu est au final un mal quasi nécessaire à une société organiser autour du concept de classe.
Cela permets au mieux d'alléger sa conscience et au pire de contribuer pour pérenniser un système qui à vocations à n'être rien d'autre que ce qu'il est.
Finalement je donne car j'en ai les moyens , et j'en ai les moyens car certains en on moins voir pas du tout.
J'ai donc le devoir "moral" de donner à ceux qui ne sont pas de ma caste.
On vois dé-lors même si tout se fait de bonne foi poindre le bout du nez de l’arrogance.
Acculer à la critique, le donateur pourra toujours arguer qu'il n'était pas obliger de donner !
Y a t il un autre levier possible ?
Oui à mon sens.
Celui de l'inversion des rôles.
Admettons que la solidarité soit un devoir.
Et que comme tout devoir, son manquement fasse l'objet de mesure coercitives.
admettons aussi que cela soit constitutionnalisé.
Bien montons sur la table un instant et observons.
Si ce n'est plus aux nécessiteux de solliciter la bienveillance,mais que dans le même temps on admets que la solidarité et une obligation, alors il ne reste qu'une option.
Celle de voir les donateurs solliciter les démunis.
Non par bonté d’âme mais dans le souci de se mettre en règle.
Vous me répondrez que ce système existe déjà et que cela s'appel l’impôt.
Et je vous réponds faux.
L’impôt c'est le prélèvement en vue de faire fonctionner la société sur un mode nominal.
Aucune levé d’impôts ne peut appréhender un hiver rigoureux une catastrophe naturelle ou une fermeture d'usine n'y même des choix stupides.
L'indigent à T0 pouvant vivre avec X aura besoin de X+10 à T+1 dans certaines situations.
Comment accepter intellectuellement le principe de l'effort réaliser par celui qui est le plus faible ?
C'est une hérésie à la raison.
Cette thèse n'attends pas le changement de point de vue mais de réaliser une révolution ophtalmologique.
Arracher ses vieux yeux fatiguer pour une nouvelle paires de mirettes toutes en couleurs.