mardi 31 mars 2015

Couvrez cette kippa que je ne saurais voir !

Au deuxième tour de la passionnante élection départementale de ce dimanche,
Un citoyen en compagnie de son fils venu exercer son devoir d'électeur, a eu la mauvaise idée de retirer son chapeau par signe de politesse.
Mal lui en à pris car ce geste de courtoisie a laissé paraître une chose insupportable et pouvant gravement porter atteinte à la laïcité : une kippa.
Sommé par un Tartufe de fonctionnaire de la retirer, ce citoyen a rétorqué à juste titre que ce signe n'était en rien une menace pour qui que ce soi et que si tout à chacun a le droit de voter avec une casquette sur la tête lui ne voyait pas en quoi ce rond de tissu sur la sienne posait un problème.
Et bien notre infortuné ami n'avait peut être pas pris la mesure de la détestation que suscite toute forme de soumission à autre chose qu'aux dictâtes de la pensé unique.
Se soumettre aux CAC40 oui, a dieu c'est intolérable.
Je peux sans problème venir voter en arborant des vêtements de marques qui bafouent les droits les plus élémentaires des salariés comme H&M et ses ateliers du Bangladesh, ou encore de celles qui emploient des enfants dans des usines du tiers monde comme NIKE , c'est tout à fait normal.
Mais porter un signe de croyance ; quelle horreur.
Navrant !
Un temple de la démocratie ou les suppôts les plus abjects de l'arrogance financière ont droits de cité quand une kippa, une croix ou un foulard sont illégaux préfigure d'un monde bien triste.
C'est donc en citoyen que je m'adresse aujourd'hui à ce Rabbin pour lui faire part de mon soutien et de mon amitié de Français, d'homme, mais plus important de CROYANT.


dimanche 22 mars 2015

Aziza Othmana




Princesse au ciel d'or et d'argent.
Elle se dresse le corps blessé,
Mais l'âme à tout jamais épargné.

Elle est de ces belles d'orient,
Qui font fassent fièrement
Aux sultans, aux dictateurs, aux présidents.

Elle est la première parmi ses sœurs
à avoir dit s'en est assez.
Et pour cela lourd est le prix à payer.

Mais le sang d'Hannibal dans ses veines
lui rappel que devant l’extrême
Il ne sied pas de capituler pour une reine.

Le combat sera mené pour ses enfants
Car quand les barbares attaquent un musée
C'est la mémoire de ses ancêtres qu'on veut assassiner.

L'indomptable Medjerda, balaiera les sanglants
Et à Zama le monde pourra admirer
La Tunisie à nouveau triompher.



samedi 21 mars 2015

Une bibliothèque disparait


Ils sont de ceux dont on parle au passé.
Leurs cheveux d'argent soigneusement peigné, sont les témoins des années oubliées.
Ils rythment leur vie au grès d'habitudes comme pour conjurer ce futur trop étroit pour eux.
Ils savent qu'ils sont entrés dans la demeure où le jour baisse.
Ils se rappellent du temps jadis où on s'adressait à eux avec respect.
Aujourd'hui plus de dialogue, juste un chuchotement agacé derrière la porte.
Celui du fils au téléphone disant à sa sœur "c'est ton tour ce weekend d'aller les voir."
Ils feindront de ne pas avoir entendu, et diront "embrasse les enfants et sois prudent."
A nouveau seul dans la maison, ils dîneront entourés des photos au mur attestant qu'ils ont existé.
La symphonie prend fin et voici qu'approche le requiem.
Et venue l'heure où la voiture ne sortira plus du garage.
Et où on décidera pour eux d'un dernier voyage.
On utilisera à nouveau la vieille valise de carton qui les accompagnera vers la demeure du crépuscule.
Celle ou ces femmes habillées de blanc leurs diront chaque matin :
"Alors comment va t'on aujourd’hui ?"
Et après chaque visite des leurs enfants,
Ils espéreront que sera redouté et non attendu,
Cet appel qui dira qu'ils ne sont plus.


mardi 17 mars 2015

Paysans !



La terre !
Certains en sont pétris, c'est même leurs vies.
Ceux qui nous donne la délectation par la sélection.
Ils saluent le soleil quand il se lève et redoublent d’efforts pour  finir avant l'étreinte de la nuit.
Ils sont de ces gens qui parlent peu et dont peu parlent.
Et pourtant sans eux point de salut pour les bavards.
Pour eux pas d'honneurs, n'y de statues n'y d'oripeaux, juste parfois quelques lignes dans les journaux.
Ils grattent pourtant la terre, sans jamais de cessent n'y jours de repos.
Car il faut veiller sur le bétail pour nourrir les veaux.
Pourtant à certain d'entre eux il est arrivée de semer et de ne rien récolter.
La corde attend dans la grange pour mettre fin aux sillons arides qui mènent vers le refus des usuriers.
Et de la part de la société pas même une pensée pour prix de nos denrées.
Si une émission de télé, pour les faire passer pour des crétins, des abrutis, des benêts.
L'amour est dans le prêt nous à ton dit.
Oui il est dans le près, mais hors caméra.
Ils sont les amants d'une belle sans cesse féconde, et ont assez d'esprit pour nous offrir à nous pauvres impuissants les fruits de cet amour.
Sel de la terre, nous vous devons la civilisation et nos lendemains.
Que le créateur bénisse ces mains courageuses qui chaque jour pétrissent cette terre pour notre bonheur à tous.
Merci à vous damnés de la terre,  filles et fils de la pluie et du vent.
Pouvons nous vous faire plus bel hommage, qu'en respectant le fruit de votre travail et en appréciant chacun de vos aliments.
A jamais nous sommes vos débiteurs et comme le dit le proverbe :

"Si derrière la charrue il n'y avait pas un paysan il ne pousserait que misère et chiendent."
Citation du Commandeur.

lundi 9 mars 2015

Le grand remplacement.


La théorie développée par R.Camus tente à démontrer la fin d'un modèle de civilisation au profit d'un autre.
Les nouveaux arrivants musulmans seraient selon lui les excipients du principe actif qu'est l'islam.
Il ne reconnait plus comme le dit la chanson n'y les murs n'y les rues qui ont fait sa jeunesse.
Il monte l'escalier et trouve à la place de l'atelier ...une boucherie hallale.
Mais où est son modèle ?
Ou son passé les bals musettes et les nappes à carreaux.
Ou sont passé les Maurice Chevalier et les bistros d’antan ?
Pauvre monsieur Camus, et oui il y bien eu un remplacement mais pas celui que vous présentez.
Ce monde que vous regrettez n'est pas le votre, c'est celui de votre père qui a capitulé.
Vous pleurez un cadavre froid monsieur.
Votre douce France a pris fin avec le débarquement.
C'est la perfide Albion et sa jeune sœur qui ont eu raison du cher pays de votre enfance.
C'est le complexe d'infériorité développé par votre père qui est responsable de ce remplacement, pas l'arrivée du mien.
A notre arrivée vous mangiez déjà du chewing-gum, vous dansiez le twist sur du Hallyday, du Dick Rivers ou du Eddy Mitchell vous portiez des bleu Jeans la mutations avait déjà eu lieu.
L’Anschluss culturel c'est le tribu du vainqueur.
Il faut payer le prix du strapontin de Yalta.
Aussi je peux comprendre cette frustration qui vous habite en voyant les colonisés d'hier conservés des brins de culture.
Mais Renaud croyez en ma sincérité quand je vous assure que votre jambon beurre n'est pas la victime du kebab, mais bien celui du Hamburger.

samedi 7 mars 2015

Le syndrome de Stocholm

Selon une étude de l'observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, un revenu de 3284 euros est nécessaire à une famille avec deux enfants pour vivre de manière décente.

Cette information qui n'a malheureusement pas trouvé de relais médiatiques, interpelle sur les conditions de vie des familles et des personnes étant bien en dessous de ce niveau de rémunération.
Si on creuse un peu, on s’aperçoit que 55% des familles mono parentales, vivent en dessous du seuil de pauvreté et que 45% des retraités seuls sont en risque de restriction.
Les populations les plus fragiles sont les premières victimes de ce constat.
J'ai tenté de discuter de ces chiffres auprès de collègues et de relations. Ils m'ont tenu de manière quasi unanime, le discours de la fatalité, voir du cynisme.
"Et ben oui hein on est pas au pays des bisousnours !"
Je serais d'après leurs critères "intellectuels" un bien pensant.
Si je peux sans sourciller accepter le reproche quand il sort de la bouche d'un capitaliste fortuné, j'ai bien plus de mal lorsqu'il est proféré par un citoyen lambda.
Je ne m'explique pas, ce qui amène une personne ayant des difficultés à joindre les deux bouts à prendre la défense d'un système inégalitaire, laissant sur le bas côté des familles entières.
L'argument est le suivant : "Si on taxe trop les riches ils vont partir !"
Et bien qu'ils foutent le camp et qu'ils n'y reviennent pas.
C'est de l'esclavage mental.
S'il est dans la nature d'un homme d'être un esclave, il se pourrait en effet qu'il trouve de moins bons maîtres que nos PDG du CAC 40.
Quoiqu'il en soit, la performance est tout de même à saluer, Faire passer des parasites se nourrissant du bien collectif pour une nécessité économique est une métastase de la pensée que seule une société malade au possible peut développer.
Je n'ai donc qu'un conseil mes amis.
Ressortez vos 33 tours de Bob Marley et écoutez Redemption Song :
                               "Emancipate your mind from mental slavery..."




vendredi 6 mars 2015

Atomiquement Ridicule !

A la veille de la journée de la femme, nos médias préférés ont fait un tour de France des initiatives destinées à promouvoir l'égalité hommes femmes, et à mettre à l'honneur les combats pour y arriver.
Si toutes ces actions sont louables, et  passée sous silence celle qui est peut être la plus emblématique.
En effet une vingtaine d'afghans ont revêtu la bourqua et ont défilé dans les rues de Kaboul en signe de solidarité avec les femmes de ce pays qui se battent pour vivre.
Il en faut du courage à un homme pour se dresser face à sa société et rompre avec le poids de la tradition.
Mais cet avis ne semble pas être partagé par les chaines d'informations et les radios car ils n'en ont fait aucune mention.
Il semblerait que lorsque des levantins moustachus manifestent pour le droit des femmes ça ne colle pas à la ligne éditoriale de la doxa journalistique.
Il est bien plus télégénique de couvrir l'exposition mammaire de femens déchaînées au cœur d'une église ou brûlant la profession de foi des musulmans.
Il est navrant de constater la sélectivité des sujets couverts en des temps si décisifs pour le pays.
Cette démonstration de courage donnée par nos amis Afghans, aurait été une formidable leçon pour tous les hommes de France.
Dommage, nous avons eu à la place un reportage sur la mésaventure d'Harrison Ford aux commandes de son avion.
Il est vrai que l'atterrissage en urgence de ce millionnaire d'acteur sur un green de 18 trous est un événement qui à bien plus sa place au journal de vingt heures.

Devant cette catastrophe journalistique me reviennent les mots de Oppenheimer :

     "Certains riaient, certains pleuraient, mais la plupart étaient silencieux...."