vendredi 4 septembre 2015

On dira de nous...

Le matin de son exécution le roi Charles 1er mit deux chemises "...si le froid me fait trembler dit il mes ennemies diront que c'était de peur. Il me déplairait de m'exposer à une telle honte."

Les grandes occasions réclament de nobles postures.
Alors que dira-t-on de nous Français demain ?
Serons nous ceux qui l'hiver de la tragédie Syrienne passait, rougirons devant le courage de nos voisins Européens ?
Serons nous ceux qui ont préféré à la survie d'innocents, les menaces d’austérités  brandies par les sonneurs de tocsin droitiers du pays ?
Serons nous les grands absents de la reconstruction de ces familles touchées dans leur chaire ?
Ou serons nous ceux qui ont dit plus jamais ça ?
Serons nous ceux qui ont bravé leurs instincts primaires pour offrir à d'autres Aylan la chance d'aller plus loin que les plages Turque ?
Serons nous de ceux qui diront plus tard à leurs enfants " ça n'était pas facile, mais nous avons fait ce que la morale commandait."
Oui la France ne peux pas accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa juste part.
Notre place au conseil de sécurité ne nous impose-t-elle pas de faire mieux que l'Allemagne ?
La cinquième puissance économique du monde sera-t-elle plus généreuse que le Liban ?
Dans un monde ou l'honneur fait défaut le panache reste une réponse enviable à l'indifférence.
Alors nous répondrons.

Mais j'aime à croire que nous répondrons présent et que nous combattrons cette tragédie non par intérêts de position n'y par honte, mais parce que nous sommes attachés à la liberté à l'égalité et aujourd'hui à la fraternité.